La Sécurité sociale, malade de ses recettes fait aujourd'hui la "une" de l'actualité. En effet, la non recherche volontaire de ressources organisée par nos dirigeants aggrave d'années en années et plus particulièrement en ces temps de crise la situation financière de notre système de protection sociale. La non prise en compte de l'élargissement de l'assiette aux revenus financiers ne permet pas d'envisager une situation assainie pour l'année 2010.
Pour rappel, seules les cotisations basées sur la masse salariale participent, pour l'essentiel, aux recettes de la Sécurité Sociale.
Les remèdes, mis en oeuvre par le ministère de la santé, validés par l'Assemblée Nationale consistent à transférer de plus en plus de charges sur les régimes complémentaires, donc votre mutuelle, donc les familles.
A titre d'exemple, la cotisation CMU, totalement à charge des mutuelles, est passée de 2.5 à 5.9 % en 2009, à laquelle il faut ajouter 0.94% du chiffre d'affaire pour le financement de la grippe H1N1 (0.94% destiné à financer la production des vaccins par les laboratoires). L'augmentation de 15% du forfait hospitalier, ajoutée au déboursement de 35% à 15% des médicaments dits à service rendu insuffisant ou faible, nous entrainent progressivement vers un système de prise en charge basée sur les concepts anglo-saxons.
La coupe n'étant pas suffisamment pleine, le gouvernement envisage la fiscalisation des indemnités journalières versées en cas d'accidents du travail ou de maladie professionnelles.
Cette situation n'est plus tolérable, ne restons pas inactifs si nous voulons garantir l'égalité d'accès aux soins de nos adhérents.
La Présidente Véronique JUSTE